Matthieu, engagé pour la transformation de la société

Une alternative au libéralisme est possible: une politique socialiste de gauche: proche des citoyens, et dynamisant l'économie dans le seul but du développement soutenable de la société

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L’avenir passe par le partage, la tempérance, l’intelligence, par Bruno Marzloff

Posté par Matthieu le 15 octobre 2009

Bruno Marzloff, sociologue, fondateur du groupe Chronos, nous propose un regard prospectif sur la mobilité et les nouveaux rapports à la voiture (auto-partage notamment)

Pourquoi les constructeurs automobiles spéculent-ils sur le retour des beaux jours ? Pourquoi les gouvernants déversent-ils des milliards dans ce tonneau des Danaïdes ? C’est un mystère quand les évidences d’une rupture sont telles. Rien n’arrêtera la chute de la filière automobile si on ne réfléchit pas au “mobile” contenu dans l’auto et aux services qu’elle devrait rendre autrement. Le désamour pour la voiture n’empêche pas son usage à condition de le repenser.

Le nouvel équilibre de l’automobile ne sera trouvé que dans l’élimination de “l’auto immobile”, celle dont on ne se sert que 5 % de son temps, mais tous en même temps ! Cela suppose d’abord la suppression d’une congestion qui fait toujours partie du paysage urbain. L’avenir de l’auto cesse d’être la seule affaire des constructeurs pour donner l’occasion à chacun de repenser son rapport au temps et à la cité, à l’organisation du quotidien, aux itérations épuisantes, aux déperditions énergétiques, aux pollutions… que la voiture a façonné. Comment s’extraire de ces inerties ?

Avant d’être celle de la voiture, la crise est celle des mobilités, donc celle des modes de vie, des territoires et… de la planète. Dans le concours du Grand Paris, le projet proposé par Yves Lion propose une réduction de trente minutes de la durée des déplacements quotidiens. Evidence pour des millions de salariés, saine réaction face à un écartèlement domicile-travail dont la portée a décuplé en quarante ans, réponse pertinente face à une ville dont on ne sait contenir le mouvement immobilier centrifuge et les déplacements absurdes et superflus.

Bref, propre ou non, trop de voitures tue la voiture. Pour en sortir, deux voies doivent être explorées de front : les partages et l’intégration urbaine. Vous avez dit “partages” ? Dans les parcours du travail, le taux d’occupation d’une voiture dépasse à peine le chauffeur. Un passager dans la même voiture divise par deux l’espace public occupé, l’énergie consommée, la pollution et contribue à éliminer la congestion. C’est du covoiturage, cela marche et c’est perfectible. Une voiture en libre-service public écarte de la voie entre cinq et dix voitures ; mais il manque à l’auto-partage un peu d’impulsion pour se mettre en place.

Un trajet articulé entre la voiture et les transports publics est une piste prometteuse, tout comme les régulations répartissant les flux dans le temps qu’explorent les Anglais. Bien entendu, rien n’interdit de combiner les solutions. Pour autant, l’usage tempéré de la voiture n’exclut pas d’autres solutions : les substitutions, par exemple, comme faire ses courses à distance ou travailler sans perdre trois heures dans la journée entre bus incertain et congestion routière.

De nombreux acteurs creusent ces pistes, mais cette révolution ne se fera pas sans les constructeurs. Comment ? Regardons du côté du Japon. Des mesures drastiques contre le développement anarchique de la voiture y sont imposées depuis longtemps, les ventes de voitures baissent depuis près de dix ans, les pratiques de régulation par le numérique y sont soutenues par l’Etat.

Les réflexions engagées par Nissan, par exemple, témoignent de plusieurs ruptures innovantes. Le constructeur part de l’homme mobile, arbitre de ses modes de déplacement, et plus seulement de l’automobile. Il considère que la voiture “logicielle” produit de l’information “intelligente” quand elle est traitée de manière dynamique, combinée avec d’autres informations en provenance d’autres véhicules et de la ville. Enfin, la voiture en réseau constitue la partie la plus prospective de ces réflexions : ce n’est pas seulement la charge électrique des piles des voitures qui impose le réseau, c’est l’articulation avec les autres modes de transport et l’accès aux ressources du quotidien : “Faites vos courses et rechargez vos batteries.”

Si ces perspectives se confirment, la voiture s’oriente alors vers un modèle inédit d’usage et d’affaires dominé par les services automobiles et non plus par l’objet.

Article publié dans le journal Le Monde le 04.03.09

Article tiré du blog suivant: http://elusvertspantin.over-blog.com

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Mme Aubry : “Conduisons une offensive de civilisation ! C’est nécessaire et possible”

Posté par Matthieu le 27 août 2009

Il y a des endroits où je pense qu’elle pourrait aller plus loin, mais je crois que c’est déjà un grand pas en avant vers une rénovation et une re-crédibilisation du PS.

Tribune de Martine Aubry dans Le Monde du 27.08.09

“L’insupportable surenchère des rémunérations des traders a repris au cœur de l’été, comme si de rien n’était. Le capitalisme financier n’est pas moralisable par des bons sentiments, et poursuit sa route. La crise la plus violente depuis 1929 laisse le “système” insensible et inchangé. Une société n’est durable que si elle se dote de règles justes, acceptables par une majorité de citoyens. C’est vrai pour les salaires, l’impôt ou les retraites. Ce que nous vivons en France ne relève plus de cette acceptation collective.

Ceux qui s’interrogent sur l’avenir du Parti socialiste devraient consacrer un temps au moins égal à dénoncer l’impasse du néolibéralisme, ses manquements et ses absurdités accumulés au cours des deux dernières décennies. Ce n’est pas un simple bug, c’est une société en panne de valeurs, de cohérence et de promesses. Cette société incontrôlable fait peur.

Le moment viendra vite où la gauche devra produire un programme de gouvernement, concret et solidement charpenté. Mais ne cédons pas au piège : les dérèglements que nous combattons ne sont pas de ceux qu’une bonne gestion de court terme ou des aménagements à la marge peuvent enrayer. Notre pays, notre planète traversent de fortes turbulences qui détruisent les repères. Pour retrouver de vrais progrès, il faudra à la France de l’imagination, du courage et le retour de valeurs souvent occultées ces dernières années.
Aujourd’hui, je crois nécessaire et possible une offensive de civilisation. Sans un projet de société qui nous réarme sur tous les terrains, qui redonne le goût du dépassement de soi, les luttes les plus ardentes, parcellisées, seront conduites dans l’impasse. Pour écrire ce projet avec les Français, nos valeurs sont précieuses. C’est “l’outillage mental” dont parlait Fernand Braudel.Je considère, pour ma part, que la panne de civilisation tient aussi à l’abandon des valeurs, à droite et parfois à gauche.
Comment changer la vie des Français si nous devenons orphelins de nos rêves ? L’égalité s’est vue réduite dans son ambition, la justice ne guide pas l’action publique, l’émancipation des individus que réclamait déjà Jean Jaurès se mue trop souvent en sacre des égoïsmes, l’intérêt général a cédé devant l’exploitation sans limites de la planète et les exigences du marché. Pour la gauche, en France et en Europe, si ce sont là des slogans creux, notre flamme commune s’éteindra. Si ces valeurs nous guident dans nos choix, les citoyens s’y reconnaîtront et la confiance reviendra.

REBÂTIR LES PROTECTIONS COLLECTIVES
Je revendique, comme horizon de ce nouveau modèle de développement, une civilisation de la dignité. “La société décente”, depuis Orwell, est celle qui n’humilie pas les personnes. Une réponse globale à la question sociale doit être reconstruite.
L’explosion simultanée de la précarité et des rémunérations les plus extrêmes constitue l’une des humiliations les plus brutales. Pour refuser les bonus et les stock-options, la loi doit agir. Pour la défense des salariés, “répartir mieux pour sécuriser l’emploi et mobiliser chacun” est une règle forte et juste qui gagnerait à s’appliquer dans ces entreprises dont la cohésion devient impossible à préserver. La faiblesse des salaires et la précarité du contrat de travail sont une cause et pas seulement une conséquence de la crise. J’invite à réécrire ce pacte social que la France a perdu.

Nous devons, comme l’analyse si bien Robert Castel, rebâtir les protections collectives dans “une société d’individus”. Nous en avons les premiers outils, avec la sécurité sociale professionnelle, pour permettre la progression de chacun dans la vie au travail et pour éviter le chômage sans activité. Généraliser les possibilités de formation, de reconversion ou d’actions d’intérêt collectif: ce chantier est demain, pour le monde du travail, à l’échelle de ce que furent l’école sous la IIIe République et la Sécurité sociale à la Libération.
Oui, le besoin de puissance publique s’affirme plus que jamais nécessaire pour se donner les moyens d’une nouvelle ambition économique et industrielle en France comme en Europe, pour remobiliser un potentiel universitaire et de recherche désespéré et abîmé par une réforme autoritaire, pour moderniser les grands réseaux stratégiques. Mais aussi pour participer à la sortie de crise des filières industrielles, relocaliser en France des activités et préparer celles du futur, ou bousculer les archaïsmes de nombre de sociétés du CAC40.

A quand les conseils d’administration ouverts aux travailleurs et à la parité femmes/hommes ? A quand le devoir d’information et le pouvoir de décision des salariés dans les comités de rémunération ? L’urgence est à réinventer l’action publique, contre les pesanteurs. Un seul exemple: nous avons à faire évoluer vigoureusement notre système de santé vers la médecine préventive et prédictive. Il s’agit d’inventer un Etat capable de prévoir et d’agir à temps, et non plus seulement de réparer a posteriori des inégalités incurables.
Or le cours actuel de la politique française ne produit pas de vrais progrès tant il s’appuie sur de fausses réformes et la recherche de boucs émissaires. Voilà pourquoi, à défaut, le gouvernement actuel poursuit sa croisade contre… le “péril migratoire”. Ce qui mine notre République, ce sont les ghettos auxquels on ne s’attaque pas et les humiliations que subissent les migrants, enfants compris. La France qu’on aime demande la dignité pour tous, elle n’accepte pas la xénophobie.

ASSUMER L’EXIGENCE SOCIALE (BIEN VIVRE) AVEC L’URGENCE ENVIRONNEMENTALE (SURVIVRE)
A l’enjeu social, qui demeure notre mission historique et la raison même de notre nom de socialistes, s’ajoute désormais une autre responsabilité, de celles qui font réussir ou échouer une civilisation. Le socialisme d’avant avait construit son idéal de progrès durant des cycles d’expansion et d’exploitation. Le socialisme d’aujourd’hui doit amortir un autre choc : une croissance en panne sur une planète dont l’épuisement menace l’existence même.

C’est le grand défi de la gauche duXXIe siècle : assumer en même temps l’exigence sociale (bien vivre) avec l’urgence environnementale (survivre). Nous devons passer de la simple prise de conscience écologique à une offensive radicale, intellectuelle et politique pour concevoir une croissance écologique et solidaire.
Nous n’en sommes plus à découvrir les sinistres marées d’algues provoquées par l’agriculture intensive, la déforestation au Sud ou le droit à l’eau bafoué sur tous les continents. Agir, c’est mieux. Bien amorcée dans les villes, départements, régions où nous menons des programmes concrets et appréciés pour les énergies renouvelables, la biodiversité ou les transports propres, la mutation écologique du Parti socialiste doit s’accélérer. Notre agenda “vert” nous permettra d’être présents dans les prochains rendez-vous, qu’il s’agisse du débat sur la contribution climat-énergie (notre proposition est sur la table !) ou du sommet de Copenhague.

Mais il faut aller plus vite et plus loin. La “croissance verte”, technologique et marchande, ne suffira pas. L’éco-conditionnalité doit irriguer les politiques publiques, de même que la clause social est indispensable pour rendre acceptables les futures fiscalités écologiques.
Le nouveau modèle réclame la régulation puissante de l’Europe, et une remise en cause des indicateurs de la croissance eux-mêmes. Il repose sur une transformation des manières de produire. Le postproductivisme ne consiste pas à renoncer à produire, mais à définir une croissance sélective pour produire utile, sobrement et proprement. Désormais, nous savons que l’abondance n’est pas synonyme de bonheur. Le nouveau modèle exige un profond changement dans la manière d’équiper nos villes, d’habiter, de consommer et de se déplacer. La révolution numérique, qui est “notre” révolution industrielle, peut aussi servir cette cause.

Depuis longtemps, mon engagement, nourri par la proximité que permet le quotidien d’une ville comme Lille, m’a conduite à écouter ceux qui agissent pour une société du mieux-être. Dans la France qu’on aime devons-nous passer à côté d’aspirations essentielles, qui ne se résument pas à la possession de marchandises ? Il nous est permis de lancer ce questionnement sur un avenir postmatérialiste. Nous y avons souvent répondu, à gauche, en défendant la culture, la laïcité, la mixité, l’émancipation par l’éducation. Dans une société du mieux-être, les services publics personnalisés de demain seront ceux qui sauront écouter chaque personne, éviter les traitements anonymes, respecter le principe d’égalité et les besoins de chacun.
Mais cette société exige aussi de développer de nouvelles solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l’autre, du soin et de la responsabilité. A côté des temps de travail existent des temps et des lieux pour les liens sociaux, amicaux, familiaux, culturels et sportifs. Notre combat contre le travail du dimanche s’en inspire. A l’individualisme défendu par ce que le capitalisme a de pire, nous répondons par plus d’humanité.
CHANGER PROFONDÉMENT LES PRATIQUES AU SEIN DE NOTRE PARTI

Rien de tout cela ne sera possible sans une pensée et des forces en mouvement. J’ai invité les socialistes à renouer avec les intellectuels, les chercheurs qui analysent la société, les “innovateurs du quotidien” qui réussissent en grand nombre des transformations locales et concrètes. Que tous ceux qui le souhaitent rejoignent cette mobilisation de l’intelligence collective, sans allégeance, pour une confrontation utile et sans complaisance.

Il n’y aura pas d’alternative sans alternance ni d’alternance à gauche sans un PS rayonnant, porteur d’idées et profondément rénové. J’ai accepté d’animer la direction du Parti socialiste pour mener de pair la refondation de nos idées et la refondation de notre parti. Réinventer la démocratie, c’est notamment entendre la parole des citoyens : c’est tout le sens du tour de France que nous engageons pour débattre avec les Français de la société dans laquelle ils souhaitent vivre.
Réinventer la démocratie, c’est changer profondément les pratiques et les règles politiques au sein de notre parti, notamment sur le non-cumul des mandats et sur l’organisation de primaires ouvertes pour la désignation de notre candidat.

C’est un PS porteur de valeurs et d’idées, modernisé dans son fonctionnement, qui doit s’ouvrir à toute la gauche. Le projet précédera les alliances, c’est incontournable. Notre manière responsable d’affronter ensemble ces enjeux de civilisation cimentera le socle de la “maison commune”. La gauche, dans sa diversité, a de l’imagination et de l’énergie à partager avec les Français. Alors, nous saurons faire partager l’espérance.”
Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste.

source: site Internet de “Le Monde”

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Pour la justice sociale, pour la relance, demandons l’abrogation le paquet fiscal

Posté par Matthieu le 5 avril 2009

La France traverse la plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Loin de prendre la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.

Le paquet fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des Français. Sa suppression permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.

Grâce au bouclier fiscal, en 2008, année de déclenchement de la crise, 834 contribuables disposant d’un patrimoine supérieur à 15 millions d’euros ont, chacun, perçu un chèque de l’État de 368 000 euros ! La Grande-Bretagne ou les États-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à lutter contre la crise ; en France l’UMP s’accroche désespérément à son bouclier fiscal et s’enferre dans l’inaction.

C’est pourquoi, je demande la suppression du paquet fiscal et du bouclier fiscal, comme 26 500 personnes l’ont fait en la signant sur le site du Parti Socialiste.

Et si besoin est, voici le Tract contre la crise ainsi qu’une vidéo qui explique bien les enjeux du retrait de cette mesure.

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Développement durable et solidaire et Agenda 21

Posté par Matthieu le 4 mars 2009

J’ai écrit pour la première fois dans le journal bimensuel du PS Morbihan, article dans l’encart réservé aux jeunes du MJS. Pour l’instant je n’ai reçu aucune réaction sur ma boîte électronique. On verra bien!

Bonne lecture!

Développement durable et solidaire et Agenda 21

“Tout le monde connait ce mot. Tout le monde semble être d’accord avec et même se l’être approprié. Même les personnes les plus improbables semblent s’en revendiquer. Mais que se cache-t-il derrière cette notion? Comment l’appréhender concrètement?

Le développement durable, terme connu et reconnu de tous, qu’est-ce vraiment? Au sens originel du terme, défini en 1992 lors du Sommet de la Terre, où 190 pays se sont penchés réellement au chevet de la Terre, cela signifie développement des sociétés de manière soutenable, c’est-à-dire socialement équitable et environnementalement respectable. Ce ne sont pas des paroles en l’air. Cela signifie bien de concevoir le mode de développement de notre société de manière différente. Et cela passe par deux canaux complémentaires. Le premier est la réalisation d’actions précises, comme une amélioration de l’efficacité énergétique, la mise en place d’énergies renouvelables, de modes de transports plus doux que la voiture, maîtrise de l’étalement urbain, meilleure prise en compte de l’environnement dans les documents de planification territoriale. Le second canal, plus fastidieux et moins facile à mener, mais sans doute plus important pour mobiliser l’opinion, car plus idéologique, est ce que l’on appelle un « Agenda 21 ». Cette démarche n’est pas un document d’urbanisme supplémentaire comme pourrait le croire certains, mais bien une occasion de redéfinir collectivement les choix nécessaires à un futur développement durable et solidaire. A une échelle locale comme une commune ou une intercommunalité, un Agenda 21 est très pertinent car il permet d’impliquer la population dans sa réalisation, et ainsi construire l’avenir d’un territoire en partenariat avec la population. C’est la meilleure manière pour les citoyens de se sentir impliqués dans la vie de la cité, mais aussi et surtout d’intégrer en eux la démarche développement durable.

Un Agenda 21 se déroule en trois phases: le diagnostic partagé, la sensibilisation au développement durable, et la définition d’actions concrètes.

Le développement durable et solidaire, est quand à lui une variante plus respectueuse du terme anglais original « sustainable development ». La notion de solidarité, permet d’une part de rappeler fortement l’ambition sociale du triptyque économie-environnement-social, mais en plus permet d’éviter que les structures essayant de se créer une identité plus durable et plus verte oublie la réelle teneur du concept, puisque le mot « durable » n’a rien de particulièrement engageant pour les structures.

Aujourd’hui, c’est aux socialistes de s’emparer du développement durable et solidaire, pour ne pas laisser le monopole à d’autres partis, et surtout redonner le vrai sens à ce concept, et donc éviter que les partis de centre et de droite ne le galvaudent, en l’utilisant comme argument pour continuer à perpétrer le système actuel.”

Matthieu Lasvènes

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