Matthieu, engagé pour la transformation de la société

Une alternative au libéralisme est possible: une politique socialiste de gauche: proche des citoyens, et dynamisant l'économie dans le seul but du développement soutenable de la société

Archive de la catégorie «Mouvement social»

Proposition d’augmentation du délai de carence de 3 à 4 jours en cas d’arrêt maladie : Où s’arrêtera la mise à contribution des malades ?

Posté par Matthieu le 15 novembre 2009

Je reprends ce soir un communiqué de presse publié par le Collectif Interassociatif sur la Santé, datant du 28 octobre 2009, référent à la volonté de l’UMP de mettre encore plus en difficulté les personnes déjà les plus en difficulté.

 

Il est maintenant évident que le gouvernement a fait son choix : en cette période de crise qui exerce une tension certaine sur les recettes de notre système de santé, et alors même qu’il est clairement affiché que la progression des dépenses est maîtrisée, seule la mise à contribution individuelle des malades est envisagée tous azimuts :

-       hausse du forfait hospitalier,

-       fiscalisation des indemnités journalières versées aux accidentés du travail,

-       baisse de remboursement de certains médicaments efficaces,

-       augmentation de plus de 30% de la mise à contribution des usagers en cas d’arrêt maladie (la carence passant de 3 à 4 jours)… d’un seul coup et sans la moindre consultation, alors même qu’on s’attaque ici à un principe fondateur de notre Sécurité sociale justement créée pour protéger nos concitoyens confrontés à la maladie.

 

En parallèle, le gouvernement se crispe sur son refus de toute proposition visant à augmenter les ressources pour alimenter le fonctionnement de notre système de santé solidaire.

Pourtant, quand on pense aux efforts financiers dernièrement consentis par la puissance publique pour le sauvetage du secteur bancaire (plusieurs milliards d’euros), l’aide à l’activité des restaurateurs (3 milliards d’euros) ou le soutien à l’agriculture (1,5 milliard d’euros), il apparaît que des ressources peuvent fort heureusement encore être mobilisées en masse en France.

Mais, la préservation de note système de santé solidaire ne fait manifestement pas partie des priorités.

 

C’est donc en cette période de crise qu’est pris un flot de mesures venant rogner de façon dangereuse le caractère solidaire de notre système de santé, constituant pourtant une composante essentielle de notre protection sociale vantée en France comme à l’étranger dans sa dimension d’amortisseur particulièrement efficace de cette crise.

Mais ce n’est pas là le moindre des paradoxes alors qu’on envisage d’augmenter d’un tiers le coût pour les malades de leurs arrêts maladie, au moment où nous sommes tous confrontés au risque de la pandémie de grippe A/H1N1.

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Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

Posté par Matthieu le 30 octobre 2009

Rien de plus à ajouter que l’appel, à part qu’il est important de le signer!bandeau

Pétition à l’initiative de la Fondation Copernic

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.

 

Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.

La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.

La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.

Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.

Signer la pétition


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Les subventions pour le Planning Familial sont rétablies, ouf!

Posté par Matthieu le 13 avril 2009

Il y a quelques semaines, nous avons tous signé une pétition demandant le retrait des subventions de l’Etat au Planning Familial et d’autres associations d’éducation sexuelle et d’aide en matière de contraception et d’avortement. Cela a eu un impact sur le gouvernement qui a finalement rétabli les aides à ces centres qui sont très utiles pour de nombreuses personnes en France chaque jour.
Je voudrai remercier les signataires de cette pétition, et leur indiquer que parfois ça a une certaine utilité de les signer.
Et d’autre part, je souhaite vivement remercier les militants et militantes du Planning, répartis sur tout le territoire, qui se démènent pour nous lorsque nous avons un souci. Malheureusement il n’y en a pas dans tous les départements, et j’encourage les volontaires morbihannais en particulier à contacter le Planning Familial du Finistère (j’ai leur contact) pour voir comment militer sur le Morbihan.

Bravo et merci à tous pour cette très belle victoire collective sur le conservatisme et le libéralisme.

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Voici le courriel que le MFPF envoie aux signataires de cette pétition:

Ensemble, nous avons obtenu que l’Etat rétablisse son engagement et sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité pour toutes et tous.

L’Etat s’est engagé à rétablir les crédits sur au moins trois ans permettant le financement de l’ensemble des EICCF.

Très vite, le travail avec les services de l’Etat devrait débuter sur une clarification mais aussi rendre visibles aux yeux de l’opinion, des partenaires sociaux et des décideurs, ces missions d’accueil, d’information, d’éducation à la sexualité et à la vie de couple que réalisent les EICCF sur le terrain. L’Etat devrait ainsi assurer la promotion de ces missions auprès de l’opinion publique.

Ce travail devra prendre en compte les besoins de la population dans ces domaines pour que les futurs moyens des EICCF soient en adéquation avec ces besoins dés 2010 et 2011

Merci aux plus de 141.000 signataires de la pétition en ligne et sur papier dont la présence à nos cotés a été déterminante.

Nous avons fermé le 13 mars cette pétition lancée le 29 janvier mais l’aide et le soutien de toutes et tous dans la phase qui s’ouvre sont tout aussi déterminants.

Nos associations départementales du Planning Familial en ont besoin, n’hésitez pas à prendre contact avec elles et à nous soutenir.

Merci encore à toutes et tous et à très bientôt

Le Planning Familial

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Manifestons contre la politique anti-sociale du gouvernement

Posté par Matthieu le 27 janvier 2009

Comme vous le savez surement, il y a une grande journée de grève jeudi 29 janvier dans toute la France.

Cette contestation a été appelée par tous les syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens. La responsabilité est donc collective pour montrer au gouvernement notre désapprobation totale de leur politique économique et sociale. Personnellement je rajouterai que je suis mécontent aussi de la politique en faveur de l’environnement, donc je vais manifester contre la politique non-durable, et surtout destructrice d’hommes autant que milieux naturels.

Rien n’est fait pour les plus pauvres, les plus précaires d’entre nous, alors même que le niveau de richesse produite (par ces mêmes personnes!) est au plus haut. Donc les grandes manifestations de 2009 doivent montrer notre envie républicaine de voir le service public replacé comme acteur central de la solidarité nationale, et donc vecteur de la redistribution des richesses. Et ceci en lieu et place  des démantèlements des services publics, des heures supplémentaires, des prises de participation, de la retraite par capitalisation, du non-investissement dans le système éducatif public. Voila mon avis global sur cette journée, qui en appellera d’autres dans les prochaines semaines je l’espère. Mais cela ne tient qu’à la mobilisation de tous ceux qui liront ces lignes. Je vous somme, si vous partagez ces idées, de faire grève jeudi matin ou après-midi, voire toute la journée, mais surtout d’aller manifester, car des manifs sont prévues dans toutes les grandes villes de France.

Pour finir, je vous mets l’appel unitaire à la mobilisation des organisations syndicales, qui montre que les syndicats ne sont pas que dans la contestation contrairement à ce que l’on dit.

Salariés, je peux vous conseiller ce site pour en savoir plus: http://www.cgt.fr/spip.php?article35524

Pour les étudiants, c’est ici: http://www.unef.fr/delia-CMS/une/

Et pour les lycéens, c’est par ici: http://www.unl-fr.org/forum/

Déclaration commune

Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :

- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 – Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorée. C’est ce que demande le mouvement syndical international

Le 5 janvier 2009

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