Matthieu, engagé pour la transformation de la société

Une alternative au libéralisme est possible: une politique socialiste de gauche: proche des citoyens, et dynamisant l'économie dans le seul but du développement soutenable de la société

Archive de la catégorie «Ecologie»

Participez à la journée du 24 Octobre pour le climat!

Posté par Matthieu le 21 octobre 2009

Le temps presse pour modifier les tendances des émissions de gaz à effet de serre de l’Humanité.
Le sommet international de négociations de Copenhague sera déterminant, et permettra ou non de prendre des engagements dans chaque pays, pour infléchir les émissions de gaz à effet de serre, seule manière d’éviter un changement climatique aux graves conséquences sur l’Homme (dans tous les pays) et son environnement.

Mais il reste un peu d’espoir, surtout si les citoyens de tous bords se mobilisent. Et le 24 Octobre 2009 sera une grande journée de mobilisation internationale, et en France. Je me permets vous en informer, de prendre des extraits de la lettre (électronique!) envoyée par “La Revue Durable“, excellente revue suisse sur e développement durable, le vrai.

350_petitweb

“Il ne reste plus que quelques jours avant le 24 octobre, samedi prochain. Ce jour-là, des milliers de personnes se mobiliseront pour le climat dans plus de 150 pays autour du chiffre 350, qui renvoie à la concentration de CO2 en ppm dans l’atmosphère que nous devons retrouver rapidement pour que la planète reste un lieu où l’humanité pourra s’épanouir.

En France, une trentaine de groupes de citoyens participeront à cet élan qui devrait être la plus grande manifestation jamais organisée en faveur du climat dans le monde. A Briançon (Hautes-Alpes) pour une matinée de peinture suivi d’un pique-nique sur le parc de la Schappe. Au parc Montaleau, à Sucy (Val-de-Marne), les membres d’une Amap formeront un 350 humain en posant les pieds vers le ciel, les doigts en éventail, et garderont 350 secondes de silence dans cette position.

Au centre ville de Montbéliard (Doubs), l’association Vergers Vivants pressera des pommes issues de vergers traditionnels à haute tige pour produire 350 bouteilles de jus pasteurisé. Ce millésime 350 sera étiqueté pour mettre en avant l’importance des circuits courts et de la relocalisation des productions pour réduire les émissions de CO2. Des pique-niques citoyens, des tours à vélo, des 350 humains seront l’occasion pour des centaines de gens de se retrouver dans une ambiance festive pour partager cette vision de l’avenir. La liste complètes et les détails de ces manifestations se trouvent ici : www.350.org/action-list

Les photos prises dans ces rassemblements, comme dans les quelque 3000 actions prévues autour de la planète, seront postées sur le site 350.org. Elles serviront à faire du lobbying auprès des négociateurs qui se réuniront en décembre à Copenhague pour décider de l’avenir du climat.

Trop loin de votre lieu de résidence ? L’horaire ne vous convient pas ? Alors organisez votre propre manifestation. Pourquoi pas un simple dîner entre amis avec pour thème : « 350 : et si on essayait de changer le monde ? » Composez un menu simple et faible en carbone (produits locaux, de saison, peu de viande).

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Le dernier numéro de LaRevueDurable et le site www.leclimatentrenosmains.org vous donnent de la matière pour animer la discussion. Prenez-vous en photo et envoyez-là par retour de ce message. Nous nous chargerons de l’ajouter à la mosaïque mondiale.

Ce que nous vous demandons de faire :
- soyez le plus nombreux possible à vous manifester le 24 !
- parler autour de vous au maximum de cette initiative ;
- envoyez ce message à tous vos amis, contacts, membres de votre association, listes de mailing (même si vous ne pouvez pas venir vous-même).

Toute l’équipe de LaRevueDurable et du Climat entre nos mains”

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L’avenir passe par le partage, la tempérance, l’intelligence, par Bruno Marzloff

Posté par Matthieu le 15 octobre 2009

Bruno Marzloff, sociologue, fondateur du groupe Chronos, nous propose un regard prospectif sur la mobilité et les nouveaux rapports à la voiture (auto-partage notamment)

Pourquoi les constructeurs automobiles spéculent-ils sur le retour des beaux jours ? Pourquoi les gouvernants déversent-ils des milliards dans ce tonneau des Danaïdes ? C’est un mystère quand les évidences d’une rupture sont telles. Rien n’arrêtera la chute de la filière automobile si on ne réfléchit pas au “mobile” contenu dans l’auto et aux services qu’elle devrait rendre autrement. Le désamour pour la voiture n’empêche pas son usage à condition de le repenser.

Le nouvel équilibre de l’automobile ne sera trouvé que dans l’élimination de “l’auto immobile”, celle dont on ne se sert que 5 % de son temps, mais tous en même temps ! Cela suppose d’abord la suppression d’une congestion qui fait toujours partie du paysage urbain. L’avenir de l’auto cesse d’être la seule affaire des constructeurs pour donner l’occasion à chacun de repenser son rapport au temps et à la cité, à l’organisation du quotidien, aux itérations épuisantes, aux déperditions énergétiques, aux pollutions… que la voiture a façonné. Comment s’extraire de ces inerties ?

Avant d’être celle de la voiture, la crise est celle des mobilités, donc celle des modes de vie, des territoires et… de la planète. Dans le concours du Grand Paris, le projet proposé par Yves Lion propose une réduction de trente minutes de la durée des déplacements quotidiens. Evidence pour des millions de salariés, saine réaction face à un écartèlement domicile-travail dont la portée a décuplé en quarante ans, réponse pertinente face à une ville dont on ne sait contenir le mouvement immobilier centrifuge et les déplacements absurdes et superflus.

Bref, propre ou non, trop de voitures tue la voiture. Pour en sortir, deux voies doivent être explorées de front : les partages et l’intégration urbaine. Vous avez dit “partages” ? Dans les parcours du travail, le taux d’occupation d’une voiture dépasse à peine le chauffeur. Un passager dans la même voiture divise par deux l’espace public occupé, l’énergie consommée, la pollution et contribue à éliminer la congestion. C’est du covoiturage, cela marche et c’est perfectible. Une voiture en libre-service public écarte de la voie entre cinq et dix voitures ; mais il manque à l’auto-partage un peu d’impulsion pour se mettre en place.

Un trajet articulé entre la voiture et les transports publics est une piste prometteuse, tout comme les régulations répartissant les flux dans le temps qu’explorent les Anglais. Bien entendu, rien n’interdit de combiner les solutions. Pour autant, l’usage tempéré de la voiture n’exclut pas d’autres solutions : les substitutions, par exemple, comme faire ses courses à distance ou travailler sans perdre trois heures dans la journée entre bus incertain et congestion routière.

De nombreux acteurs creusent ces pistes, mais cette révolution ne se fera pas sans les constructeurs. Comment ? Regardons du côté du Japon. Des mesures drastiques contre le développement anarchique de la voiture y sont imposées depuis longtemps, les ventes de voitures baissent depuis près de dix ans, les pratiques de régulation par le numérique y sont soutenues par l’Etat.

Les réflexions engagées par Nissan, par exemple, témoignent de plusieurs ruptures innovantes. Le constructeur part de l’homme mobile, arbitre de ses modes de déplacement, et plus seulement de l’automobile. Il considère que la voiture “logicielle” produit de l’information “intelligente” quand elle est traitée de manière dynamique, combinée avec d’autres informations en provenance d’autres véhicules et de la ville. Enfin, la voiture en réseau constitue la partie la plus prospective de ces réflexions : ce n’est pas seulement la charge électrique des piles des voitures qui impose le réseau, c’est l’articulation avec les autres modes de transport et l’accès aux ressources du quotidien : “Faites vos courses et rechargez vos batteries.”

Si ces perspectives se confirment, la voiture s’oriente alors vers un modèle inédit d’usage et d’affaires dominé par les services automobiles et non plus par l’objet.

Article publié dans le journal Le Monde le 04.03.09

Article tiré du blog suivant: http://elusvertspantin.over-blog.com

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Nucléaire : l’Autorité de sûreté punit le CEA et Areva

Posté par Matthieu le 12 octobre 2009

Va-t-continuer à ne pas prendre au sérieux des organisations qui disent et redisent publiquement depuis des années que d’une part le nucléaire est une technologie très dangereuse, et que d’autre part certains opérateurs du secteur (Aréva pour le privé, EDF et le CEA pour le public) prennent des risques inconsidérés simplement pour gagner plus d’argent, au détriment de la sécurité publique?
Vous lirez ci-dessous un article très intéressant, surtout parce qu’il montre bien que le public et le privé ont la même non-éthique pour conduire des opérations dangereuses. Ca ne peut qu’interroger chacun de nous sur le devenir du nucléaire et plus généralement des sources d’énergies centralisées.

LOGO_ASN_Quadri-asn-dev LAutorité de Sûreté Nucléaire vient de suspendre toutes les opérations de démantèlement de l’Atelier de technologie plutonium du centre du CEA à Cadarache.

L’ASN considère que l’absence de détection de cette sous-estimation pendant la période d’exploitation de l’installation, ainsi que la déclaration tardive de cet événement à l’ASN, révèlent une lacune dans la culture de sûreté de l’exploitant et de l’opérateur industriel de l’installation. En conséquence, l’ASN a classé cet événement au niveau 2 de l’échelle INES, qui en compte 7.»

La décision a été rendue publique aujourd’hui, sur le site web de l’ASN. Elle manifeste la colère de l’Autorité de sûreté devant la manière dont Areva et le Cea conduisent le démantèlement de cette installation ancienne. Selon une déclaration d’incident, le CEA Cadarache a informé l’ASN de la sous-évaluation des dépôts de plutonium dans les boîtes à gants de l’installation. Evalués à environ 8kg pendant la période d’exploitation de l’installation, les dépôts récupérés à ce jour sont, selon le CEA, de l’ordre de 22kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s’élever à près de 39kg. Ces masses peuvent sembler petites, mais s’approchent des marges de sécurité nécessaire à la manipulation du plutonium dans ce type d’installation, de simples “boites à gants”.

Cette décision intervient au lendemain de la diffusion sur Arte d’un documentaire sur les déchets nucléaires qui soulève un vif débat.

Déjà, en novembre 2006, un incident de ce type avait été déclaré, et déjà classé niveau 2 par l’ASN. Le CEA et Areva s’étaient engagés à ce que cela ne se reproduise pas. D’où la décision de l’ASN de stopper net les opérations en cours.

L’atelier de technologie plutonium, ATPu est en effet en cours de démantèlement. C’est une ancienne installation (elle date d’il y a 40 ans), dont l’activité principale lors de ses dernières années de fontionnement fut la production de combustible MOX pour les réacteurs de la filière REP et à un niveau moindre pour le réacteur RNR Phénix. En fin d’activité, sa production fut surtout destinée aux électriciens allemands. Compte tenu du risque de séisme inhérent à la région de Cadarache et des faiblesses de l’ATPu face à ce risque, l’Autorité de sûreté nucléaire a demandé en 1998 à l’exploitant de lui transmettre un engagement de la fermeture de cet atelier. En 2003, l’exploitant a arrêté sa production commerciale. A l’époque, l’ASN avait fixé à fin 2007 le délai pour évacuer toute matière nucléaire (les “rebuts”) de l’installation. Manifestement, il y a du retard…

Le Cea et Areva ont un peu traîné des pieds, afin de terminer les contrats commerciaux. Puis ont enfinEntrée cea cadarache engagé le processus de décontamination puis de démantèlement de l’installation. Il ne s’agit pas d’un énorme chantier, et beaucoup plus simple en terme de radioactivité à gérer que les installations qui reçoivent du combustible usé. Mais les précautions d’usage doivent être prises qui suposent une parfaite comptabilité des matières nucléaires qui ont séjourné dans l’installation. Il semble cette comptabilité n’est justement pas été… parfaite.

Voici l’extrait significatif du communiqué de l’ASN de ce jour :

«La division de Marseille de l’ASN a procédé à une inspection sur l’ATPu le vendredi 9 octobre afin d’analyser cet incident. Cette inspection a permis de confirmer que le CEA avait connaissance de l’incident depuis le mois de juin 2009.

L’ASN a demandé une expertise de la situation à l’IRSN, son appui technique qui lui a rendu son avis ce jour.

L’ASN par décision du collège n° 2009-160 prise ce jour a suspendu les opérations de démantèlement dans l’installation et a soumis leur reprise à son accord préalable.

L’incident n’a eu aucune conséquence. Toutefois, la sous-estimation de la quantité de plutonium a conduit à réduire fortement les marges de sécurité prévues à la conception pour prévenir un accident de criticité, dont les conséquences potentielles pour les travailleurs peuvent être importantes.

Vu sur: le blog Sciences de Libération

L’auteur: Sylvestre Huet, historien de formation, journaliste spécialisé en sciences depuis 1986 et travaille à Libération depuis 1995. Il a publié : « Sciences, les Français sont-il nuls » (Jonas Editeur, 1989), « Quel Climat pour demain ? » (Calmann-Levy, 2000, Kungree Press, 2002) et « Climax, un climat sous influence », Edition Adam Biro, 2003.

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Il nous reste 12 mois pour nous mobiliser contre le changement climatique

Posté par Matthieu le 5 décembre 2008

Le changement climatique en cours, vulgairement nommé “réchauffement climatique”, est devenu un peu mon dada à l’occasion de mon dernier stage. Et, si vous avez un peu feuilleté des articles de journaux papier ou virtuels, ou alors mon mémoire (visible ici), vous êtes au courant des nombreux effets concrets du changement climatique sur l’environnement, mais aussi sur l’homme, ses infrastructures, son économie, et la géopolitique.
Donc normalement vous avez déjà changé depuis plusieurs années vos comportements les plus émetteurs en gaz à effet de serre.

Si, à l’inverse vous avez juste entendu parlé du changement climatique et que vous ne savez pas quoi faire concrètement, je vous recommande de regarder cette petite vidéo:

Cette vidéo est aussi visible sur le site de Greenpeace ici.
Pour en savoir plus sur les solutions concrètes, il est très intéressant de consulter les fiches thématiques sur le site de l’ADEME.

“Si tout le monde fait un peu c’est la vie qui gagne”, je crois que ça vaut aussi pour le changement climatique.
C’est maintenant qu’il faut s’y mettre, sinon nos enfants nous en voudront.

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