Matthieu, engagé pour la transformation de la société

Une alternative au libéralisme est possible: une politique socialiste de gauche: proche des citoyens, et dynamisant l'économie dans le seul but du développement soutenable de la société

Archives pour janvier 2009

La crise vue par les jeunes de l’UMP

Posté par Matthieu le 28 janvier 2009

Je ne suis pas du style à faire de la propagande sur la crise à tout va. Mais je ne vais pas non plus nier les réalités et ne jamais parler des problèmes quotidiens des Français. Ça serait hypocrite et immoral. Il faut juste préciser que la crise du capitalisme, causée par une dérégulation due aux politiques libérales et à une crise financière, va “simplement” causer plus de chômage, d’emplois précaires qu’avant. Mais cela signifie qu’il y en avait déjà avant, et que ça va continuer, mais en pire!

En revanche, certaines catégories de la population n’ont jamais eu de soucis financiers, et n’en auront pas plus dans les prochains mois. Je veux parler des classes les plus privilégiées, celles pour qui la reproduction sociale est une tradition, et qui n’ont jamais manqué de rien. Cette classe est représentée en politique par les partis de droite de manière générale. Ainsi, l’UNI (syndicat étudiant de droite) et les jeunes de l’UMP (au fait, pourquoi ils mettent Populaire dans leur nom?) n’ont a priori pas trop de soucis d’argent en ce moment. Il n’y a qu’à voir la vidéo ci-dessous.

Le pire de cette vidéo, est quand un responsable national de l’UNI dit qu’il n’est pas touché par la crise, tout comme les autres étudiants. Je crois qu’il n’est pas tout à fait conscient des réalités de son milieu. Je trouve cela déplorable, mais tant mieux si des gens positivent. Au moins, la crise ne touche pas tout le monde!

Pour infos sur la situation des étudiants: le panier étudiant de l’UNEF 2008-2009 et l’enquête sur la santé des étudiants par la LMDE

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Manifestons contre la politique anti-sociale du gouvernement

Posté par Matthieu le 27 janvier 2009

Comme vous le savez surement, il y a une grande journée de grève jeudi 29 janvier dans toute la France.

Cette contestation a été appelée par tous les syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens. La responsabilité est donc collective pour montrer au gouvernement notre désapprobation totale de leur politique économique et sociale. Personnellement je rajouterai que je suis mécontent aussi de la politique en faveur de l’environnement, donc je vais manifester contre la politique non-durable, et surtout destructrice d’hommes autant que milieux naturels.

Rien n’est fait pour les plus pauvres, les plus précaires d’entre nous, alors même que le niveau de richesse produite (par ces mêmes personnes!) est au plus haut. Donc les grandes manifestations de 2009 doivent montrer notre envie républicaine de voir le service public replacé comme acteur central de la solidarité nationale, et donc vecteur de la redistribution des richesses. Et ceci en lieu et place  des démantèlements des services publics, des heures supplémentaires, des prises de participation, de la retraite par capitalisation, du non-investissement dans le système éducatif public. Voila mon avis global sur cette journée, qui en appellera d’autres dans les prochaines semaines je l’espère. Mais cela ne tient qu’à la mobilisation de tous ceux qui liront ces lignes. Je vous somme, si vous partagez ces idées, de faire grève jeudi matin ou après-midi, voire toute la journée, mais surtout d’aller manifester, car des manifs sont prévues dans toutes les grandes villes de France.

Pour finir, je vous mets l’appel unitaire à la mobilisation des organisations syndicales, qui montre que les syndicats ne sont pas que dans la contestation contrairement à ce que l’on dit.

Salariés, je peux vous conseiller ce site pour en savoir plus: http://www.cgt.fr/spip.php?article35524

Pour les étudiants, c’est ici: http://www.unef.fr/delia-CMS/une/

Et pour les lycéens, c’est par ici: http://www.unl-fr.org/forum/

Déclaration commune

Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :

- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 – Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorée. C’est ce que demande le mouvement syndical international

Le 5 janvier 2009

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Hortefeux xénophobe?

Posté par Matthieu le 21 janvier 2009

Alors je sais que ça va provoquer des remous, mais je le pense sincèrement, cet homme est xénophobe. cela signifie qu’il a peur de l’étranger, et qu’il souhaite que l’étranger ne vienne pas en France, et s’il y est, qu’il en parte. Pour preuve cette vidéo qui parle des immigrés comme des personnes “sales”, et malhonnêtes.

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftpDm.html

Ou encore une autre vidéo: http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoaftl-t.html

Et puis pour finir, comme vous le savez sans doute, M. Hortefeux, lors de son discours d’arrivée au Ministère des relations sociales, et au moment de saluer ses secrétaires d’Etat, a rappelé au moment de présenter Fadela Amara qu’elle était “une compatriote”.”Comme ce n’est pas forcément évident, je le précise”, a-t-il dit (pour info, impossible de trouver la vidéo sur internet). Même Si Mme Amara, (qui devient une fidèle lieutenant de Sarkozy) s’en dément, je suis convaincu que cette phrase signifie beaucoup pour B. Hortefeux, et que l’on voit là encore sa réelle peur de l’étranger.

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Changement de programme! “L’accès aux soins en danger” finalement samedi 17 à 5H du matin!

Posté par Matthieu le 16 janvier 2009

Il y a une semaine j’avais fait un article sur un documentaire qui allait faire sensation sur l’état pitoyable du système de soins et de remboursement français.

Malheureusement, la diffusion initialement prévue à une supère place: deuxième partie de soirée, juste après “Envoyé spécial”, a été déprogrammée au dernier moment, pour être remplacé par une émission légère de Laurent Romejko “Climat 2″ (un quart d’heure) suivie par un film de Claude Berri.

Mais France 2, qui ne fait guère de publicité autour de ce documentaire choc, a décidé de le programmer, tenez-vous bien samedi 17 janvier à 5H du matin! C’est ce qui s’appelle perdre du galon en un rien de temps!

Qu’à cela ne tienne, j’enregistrerai de nouveau ce documentaire, pour connaître les réalités sur l’accès aux soins en France.

La critique de Télérama ici.

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